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Quelle maman es-tu, toi ?

Maman toujours, et aussi quand personne ne regarde ...


Chaque jour, derrière mon objectif, je vois défiler des visages, des regards, des postures. Je vois des femmes qui portent leur rôle de mère comme une seconde peau, parfois légère, parfois trop lourde. En vous observant, j'ai eu envie de poser ces mots sur le papier, car tout ce contenu s'inspire de ce que je vois, et de ce que j'ai moi-même traversé.


Il y a cette question toute simple, presque anodine, mais qui vient toucher quelque chose de plus profond que prévu : quelle maman es-tu, toi, quand personne ne regarde, quand il n’y a plus ni conseils, ni comparaison, ni injonctions à être parfaite ou douce ou organisée, juste toi dans ton quotidien, avec ton amour immense, tes doutes, ta fatigue parfois, et cette envie de bien faire qui te pousse à te dépasser même quand tu es à bout. Parce qu’être maman, ce n’est pas un rôle figé, c’est un mouvement, une adaptation constante, une danse entre ce que tu crois devoir être et ce que tu es vraiment.


Quelle maman es tu toi?


Les visages de la maternité


La maman guerrière


Celle qui tient, même quand tout vacille, celle qui avance coûte que coûte, qui protège, qui encaisse, qui gère mille choses à la fois sans toujours demander d’aide, parce qu’elle a appris que compter sur elle-même était la seule sécurité, et pourtant derrière cette force il y a souvent une fatigue silencieuse, un besoin de relâcher l’armure, de déposer les armes et de respirer sans avoir à prouver quoi que ce soit.


La maman louve


Instinctive, viscérale, connectée à ses enfants comme si son corps savait avant sa tête, elle sent, elle capte, elle protège avec une intensité presque animale, elle peut être douce comme elle peut devenir redoutable dès qu’il s’agit de défendre les siens, et dans cette puissance il y a une beauté brute, celle d’un amour qui ne triche pas.


La maman fun


Celle qui rit fort, qui joue, qui danse dans le salon, qui transforme les petits moments en souvenirs joyeux, qui préfère le lien à la perfection, et même si parfois elle se demande si elle fait “assez sérieusement”, elle offre à ses enfants quelque chose d’inestimable : la légèreté d’être soi sans peur du regard.


La maman organisée (ou qui essaie très fort)


Planning, listes, charge mentale, elle anticipe tout, pense à tout, gère tout, souvent pour que tout roule autour d’elle, et pourtant elle oublie parfois une chose essentielle : elle, au milieu de tout ça, parce qu’à force de vouloir que tout soit bien fait, elle s’efface un peu, sans s’en rendre compte.


La maman douce


Présente, à l’écoute, dans l’empathie, elle accueille les émotions, elle rassure, elle enveloppe, elle crée un espace sécurisant où l’enfant peut être pleinement lui-même, mais cette douceur, quand elle n’est pas équilibrée, peut parfois la faire passer après tout le monde, comme si ses propres besoins n’avaient pas la même importance.


La maman culpabilité


Celle qui se demande toujours si elle fait bien, si elle en fait assez, si elle aurait dû faire autrement, celle qui rejoue les scènes, qui doute, qui se juge, alors qu’en réalité elle aime profondément et fait déjà bien plus qu’elle ne le voit, mais son regard sur elle-même reste dur, exigeant, parfois injuste.


La maman solo courage


Qu’elle soit seule par choix ou par la vie, elle porte beaucoup, souvent trop, elle jongle entre les rôles, les responsabilités, les émotions, et elle avance avec une force qu’on ne voit pas toujours de l’extérieur, une force faite de fatigue, de détermination et d’amour mêlés.


La maman en reconstruction


Celle qui apprend en même temps qu’elle transmet, qui guérit en même temps qu’elle élève, qui essaie de ne pas reproduire, de faire autrement, de comprendre ses propres blessures pour ne pas les déposer sur ses enfants, et ce chemin demande un courage immense, celui de se regarder en face.


La maman imparfaite (et c’est très bien comme ça)


Celle qui se trompe, qui s’énerve, qui doute, qui recommence, qui fait de son mieux sans toujours y arriver comme elle voudrait, mais qui aime, profondément, sincèrement, et c’est peut-être ça, au fond, la seule chose qui compte vraiment.


Quelle maman es tu toi?


Et toi, tu te reconnais où ?


Peut-être dans une seule, peut-être dans plusieurs, peut-être dans aucune exactement, parce que tu es un mélange de tout ça, mouvant, vivant, imparfait et profondément humain, et si tu prends un instant pour te regarder sans filtre, sans masque, sans jugement, tu verras que derrière toutes ces facettes il y a une seule chose constante : cet amour que tu donnes, parfois sans même t’en rendre compte, et qui fait déjà de toi une maman suffisante, une maman réelle, une maman vivante.


Mon rôle au studio est de capturer chacune de ces facettes. De vous montrer que même dans la fatigue, même dans l'imperfection, il y a une lumière que vous seule ne voyez peut-être plus ou pas encore.

Car tout ce que j'écris, je l'ai vécu aussi, je l'ai vu, et je l'ai immortalisé.




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