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La solitude des femmes - Porter pour prouver

Construire seule, vraiment?


1. La solitude des femmes est un choix ?


Je vois beaucoup de femmes aujourd’hui qui avancent seules dans leur entreprise, dans leur vie, dans leur quotidien, avec cette sensation qu’il faut tout porter pour que ça tienne, comme si déléguer ou s’appuyer sur quelqu’un venait fragiliser leur légitimité.


Et en même temps, quand on prend un peu de recul, on voit bien que pendant des années, des générations entières de femmes ont été là, en soutien, en arrière-plan, à tenir les maisons, les enfants, l’organisation, pendant que les hommes construisaient, développaient, entreprenaient, avec une forme d’évidence presque : celle de ne pas être seuls.


Un homme qui monte une entreprise, il a souvent quelqu’un qui gère derrière, qui prend une partie de la charge mentale, qui permet que ça fonctionne. Un entrepreneur normalement délègue sa comptabilité, son administratif, ou même sa communication. Un artisan doit s’appuyer sur un réseau, sur d’autres compétences, sur du renfort quand l’activité grandit….


Personne ne construit seul, même si on aime raconter cette histoire-là, même si l'ego dit c'est moi qui l'ai fait !


Mais aujourd’hui, quand les femmes prennent leur place, créent, entreprennent, dirigent, pourquoi ce reflex qui pousse à vouloir tout tenir, comme pour prouver que cette place est méritée, comme si le fait d’y arriver seule venait valider quelque chose de plus profond, cette idée de c'est MOI qui l'ai fait ! Seule ! Évidemment, que cela nous rappelle sociétalement qu'on nous a répété longtemps que nous n'étions pas capables, ou encore ce nombre de fois où notre place a été volé ou usurpé…. Bien sûr!


Solitude des femmes
La solitude des femmes

2. L’ego silencieux : tout maîtriser, ne rien lâcher


Mais il faut aussi se rendre à l'évidence il s'agit bien là aussi de notre ego …. L'ego des femmes : celui qui cherche à protéger la légitimité, à montrer que tout est maîtrisé, que tout est impeccable, que rien ne dépasse… et qui, à force de vouloir prouver, pousse à en faire toujours plus, à ne rien lâcher, jusqu’à frôler cette ligne fine où la fatigue devient chronique et où le plaisir disparaît.


Parce qu’à force de vouloir être à la hauteur, on finit par tout absorber : les décisions, l’exécution, la charge mentale, le foyer, les enfants, l’émotionnel… et on avance, oui, mais souvent au prix d’un épuisement insidieux et impossible.


La vraie victoire est elle vraiment dans le fait de faire tout toute seule? Ou plutôt dans celui de pouvoir choisir avec qui on avance?


La solitude des femmes

3. S’autoriser à ne plus être seule


Sortir de la solitude des femmes.... S’appuyer sur d’autres femmes, partager, collaborer, se relayer.

Travailler avec des hommes aussi, sans être en opposition, sans être dans la lutte, mais dans la construction.


Laisser la place à nos maris, conjoints, ex (bien sûr quand ils veulent bien la prendre... on est d'accord) et accepter que quelqu’un fasse différemment, pas moins bien, différemment.


La solitude des femmes

4. Réussir autrement


Parce que réussir, ce n’est pas porter le monde sur ses épaules pour prouver qu’on en est capable. C’est créer un écosystème autour de soi qui permet de tenir dans le temps, de respirer, de continuer à avancer sans se perdre et de vivre sa réussite pleinement.


Les femmes ont longtemps été le socle invisible de la réussite de la communauté.

Aujourd’hui, posons notre droit de construire la nôtre… avec le soutien de cette communauté !


La solitude des femmes



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