Et si on commençait par s’aimer ?
- Priscilla Gissot

- 15 févr.
- 3 min de lecture
“Je m’aime… oui enfin voilà quoi.”
Aime-toi.
Facile à dire. Ça sonne comme une phrase Pinterest, un slogan qui brille pour nos jours gris.
“Oui bon… je m’aime.”
Et puis quoi ?
S’aimer vraiment, ça veut dire quoi au fond ? Se regarder dans le miroir et se trouver jolie ? Se répéter des affirmations positives le matin ? Ou attendre que quelqu’un nous choisisse pour enfin se sentir valable ?
Combien de fois j’ai pensé — peut-être comme toi —
“Je préfère être aimée.”
“Si on m’aime, alors je m’aimerai.”
“Je suis qui, moi, pour m’aimer d’abord ?”
On a appris à chercher l’amour dehors. À mendier des regards comme des preuves d’existence. À confondre validation et valeur.
Mais si le miroir attendait autre chose de toi ?

S’aimer… ce n’est pas de l’ego, c’est une fondation
S’aimer, ce n’est pas se croire au-dessus.
Ce n’est pas devenir narcissique.
Ce n’est pas s’admirer toute la journée.
S’aimer, c’est arrêter de se maltraiter intérieurement.
C’est changer la voix dans ta tête.
Celle qui critique. Celle qui compare. Celle qui te rappelle tes erreurs comme un vieux disque rayé.
S’aimer, c’est poser la main sur ton cœur quand ça tremble au lieu de te juger.
C’est dire : “Oui, j’ai fait comme j’ai pu.”
C’est comprendre que ta colère est une protection.
Que ta tristesse est une demande d’amour.
Que tes peurs ne sont pas des faiblesses mais des mémoires.
S’aimer, c’est choisir de ne plus se punir.
Et ça, ça change tout.

La version de toi qui s’aime ne vit pas la vie de la même manière
Imagine une version de toi qui s’aime vraiment.
Elle ne cherche pas à plaire à tout le monde.
Elle choisit.
Elle ne quémande pas l’attention.
Elle rayonne.
Cette version-là pense amour parce qu’elle est amour pour elle-même.
Elle voit plus facilement le positif.
Elle respire plus large.
Elle ne se débat plus contre son passé.
Elle pardonne ses erreurs.
Elle accepte ses cicatrices.
Elle regarde son corps comme un allié, pas comme un ennemi.
Et dans cette simplicité d’être avec elle-même…
Elle est heureuse.
Pas euphorique.
Pas parfaite.
Juste alignée.

L’amour attire l’amour (et non, ce n’est pas magique, c’est aligné)
On parle souvent de loi d’attraction comme d’un truc un peu mystique.
Mais regarde ça autrement.
Quand tu t’aimes :
Tu poses des limites.
Tu ne restes plus là où on te diminue.
Tu ne cours plus après ceux qui ne te choisissent pas.
Tu te respectes.
Donc tu apprends aux autres comment te respecter.
Ce n’est pas l’univers qui complote.
C’est ton énergie qui change.
Tes décisions qui évoluent.
Tes standards qui montent.
L’amour appelle l’amour parce que tu ne vibres plus le manque.
Tu vibres la complétude.
Et ça, ça transforme les relations.

S’aimer, c’est apaiser l’intérieur
S’aimer, c’est apaiser la colère qui te serre le ventre.
C’est rassurer les doutes qui murmurent que tu n’es “pas assez”.
C’est déposer les armes face au futur.
S’aimer, c’est arrêter d’en vouloir au passé.
C’est comprendre que chaque version de toi a fait ce qu’elle a pu avec ce qu’elle savait.
Ce n’est pas effacer les souffrances.
C’est leur donner un sens.
C’est transformer la blessure en sagesse.
C’est enlever le masque.
Et oser te regarder vraiment.

Et si tu n’attendais plus d’être aimée pour commencer ?
La vraie question n’est peut-être pas :
“Est-ce que je mérite de m’aimer ?”
Mais plutôt :
“Combien de temps encore vais-je attendre qu’un autre me donne la permission ?”
Tu n’as rien à prouver pour t’aimer.
Tu n’as pas besoin d’être parfaite.
Ni plus mince.
Ni plus forte.
Ni plus brillante.
Tu es déjà suffisante pour commencer.
S’aimer n’est pas une destination.
C’est une décision.
Alors oui, c’est possible.
Entièrement. Complètement.




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